Publicité

Vendredi 12 mai 2006
les légendes du Forez voici ce que j'ai pu trouver sur ta région Batmaniaque. j'ai surtout trouvé les anecdote expliquant certains mots de leur jargon Le surnom d'anou donné aux habitants de Montbrison : "François I° entrait à Montbrison Et le bailli lui lisait sa harangue. Or, tout auprès, un âne, vieux grison, Complimentait le Sire dans sa langue. En ce moment, rapporte un vieil auteur, Qu'on aurait tort de supposer menteur, Le Roi François, gaillard et bon apôtre, Leur dit : Messieurs, parlez l'un après l'autre." Il existe une autre version. "D'un vieux vin de Purelle ayant bu deux bouteilles Le Roi dit au bailly, mais sans songer à mal : Les gens de ce pays ont, dit-on, des oreilles Longues... à faire envie à certain animal... Le bailly répondit : leur longueur vous étonne Et Votre Majesté daigne s'en occuper ! Eh ! c'est que nous n'avons encor trouvé personne capable de nous les couper !" Suivant une autre tradition, les Montbrisonnais offrirent à l'un des quatre ou cinq rois qui visitèrent leur ville, une ânesse blanche, présent qui n'était nullement ridicule au Moyen-Age. Le roi fut enchanté du cadeau et il tenait tellement à son âne qu'il avait juré la mort de celui qui lui annoncerait le trépas de la bête ; ce qui n'empêcha pas la bête de crever. Le difficile était d'en porter la nouvelle à Sa Majesté. Quelqu'un se dévoua et arriva tout en pleurs auprès du Roi : - Hélas ! Sire, l'âne ... - Eh bien ! que lui est-il arrivé ? - Sire, l'âne ... Sire, l'âne ... - Il est mort, s'écria le Roi. - Sire, ce n'est pas moi qui l'ai dit ! répliqua le messager qui, du reste, en fut quitte pour la peur Ces anecdotes sont apocryphes et il faut chercher ailleurs l'origine de ce surnom, soit dans une allusion au caractère doux et patient des Montbrisonnais, soit dans l'affluence des ânes que des marchés importants attirent dans leur ville. L.P GRAS Archi : coffre où les paysans rangent leur linge, leur argent. La clé du coffre, ou la cheville qui en tient lieu, remplace souvent le gros bouton de cuivre, commensura, qui retient la partie antérieure des brayes.A St Etienne, les arches étaient des réservoirs pour le poisson, en bois de chêne, et placés, au pré de la foire, sur la rive droite du Furens. C'était le rendez-vous des filous et des vagabonds. A Montbrison, la rue des Arches a la même origine. L.P GRAS Archipot : espèce de mets particulier aux montagnes du Forez et usité pour les noces ou les fêtes paroissiales. C'est une véritable olla podrida fortement épicée, composée de viande de boeuf et de pieds de porc hâchés avec du pain blanc, et que l'on remue avec une grosse branche de laurier. L.P GRAS Armaille : armoire. Le luxe des paysans consiste en partie dans les belles armailles de chêne bruni, avec des ornements en cuivre découpé et repoussé. Ce meuble est toujours compris dans la dot d'une fille. L.P GRAS Arôre : charrue. Les principales parties de l'arôre sont : la maître, bloc de bois qui forme le corps de la charrue ; la quoua ou l'estève, le manche ; les orilles ou oreilles ; l'echambousson ou la chamboussi, littéralement jambe de boeuf, pièce adaptée à la maître et qui se recourbe en avant ; la tendille ou tardalla, vis qui sert à rapprocher ou éloigner la chamboussi du corps de la charrue ; la prôla, cheville placée à l'extrémité de la chamboussi, qui sert de timon, et à laquelle on attache la chaîne, chanèva, correspondant au joug ; la reille ou soc, adaptée au bout de la maître et retenue par une morle ou virole de fer. L.P GRAS Aura : vent. Il y a quatre sortes de vents : la cizampa ou bise (nord) ; la travarse ou mountaneiri (ouest) ; le vent (midi) ; le matinat (est). "Quant le matinat court avant meijour N'aurans de ploye avant trae jours." "Quand vou plot pa la bisi, Vou moille jusqu'à la chemisi. Quand vou plot pa le vent, Vou moille jusqu'au pan" L.P GRAS Aveille : abeille. Dans le Forez, comme dans d'autres anciennes provinces, les abeilles sont les amies de la famille, et participent à ses joies et à ses chagrins. Quand il meurt quelqu'un dans une maison, on leur fait porter le deuil en attachant un morceau de crêpe à la ruche. S'il survient, au contraire, un mariage ou un baptême, on y attache un ruban rouge. Il est défendu de mal parler ou de jurer autour des ruches. La reine, que de tout temps les paysans ont nommée la mère, périrait immédiatement. L.P GRAS Bachassi : la bachasse et le dressoir sont les principaux meubles d'une ferme et sont toujours frottés et cirés avec le plus grand soin. On raconte, en plaisantant, qu'une brave vieille femme, dont la vache était malade, s'adressait, en ces termes, au bon saint de bois de son église, lequel saint avait été fabriqué avec le même arbre que son pétrin : San Barthomio, frâre de noûtra bachassi, guarissi noutra vachi. L.P GRAS Baritet : les meuniers foréziens sont loin de jouir d'une grande réputation de probité. Au lieu de prendre dans le sac qu'on leur donne à moudre l'écuellée de grains que leur accorde l'usage, ils en prennent plutôt trois, suivant en celà le conseil du baritet, qui va répétant par son tic-tac: prends par te, par me, par l'ânou : prends pour toi, pour moi, pour l'âne. L.P GRAS Bouron : araignée. Les mères qui donnent un raisin à un enfant n'oublient jamais de lui recommander de ne pas avaler le bouron. Cet insecte tisse sa toile dans le ventre et l'on ne tarde pas à en mourir, dit-on. L.P GRAS Barandons : On nomme dimanche des Brandons, le premier dimanche de carême. Ce jour-là, aussitôt la nuit venue, des milliers de feu de joie s'allument à la fois sur la montagne et dans la plaine. On en donnait le signal autrefois en jetant un flambeau allumé du haut de la plus haute tour du château à Montbrison. L.P GRAS Campanaire : sonneur de cloche. Le clocheteur des trépassés existait encore dans les petites villes du Forez au début du 19° siècle. A la mort de quelqu'un, il parcourait les rues en criant : Réveillez-vous et priez pour le pauvre corps de N. qui est trépassé. L.P GRAS Caramentran : fête du mardi-gras. Il y a deux caramentrans : le vieux, qui se célèbre le mardi-gras, et le jeune, celui du dimanche des bures. Le mannequin que l'on portait en procession ce jour-là, est le manducus des latins; "Elle avait un masque en façonn de teste d'homme avec de grosses et amples maschoires et de grandes dents qu'elle faisait peter l'une contre l'autre, ouvrant une grande gueule, afin de faire fuir les spectateurs en riant." L.P GRAS Chandelon : petit cierge. Lorsqu'un enfant est malade, on fait les chandelons. Voici en quoi consiste cette cérémonie : on colle trois petits cierges au mur de la cheminée. L'un est en l'honneur de la Vierge, l'autre de Saint Fortunat ou de tout autre saint patron des enfants ; le troisième est pour ... la mort. Le cierge qui finit de brûler le premier indique s'il faut amener l'enfant en pélerinage ou si tout remède est inutile. L.P GRAS Chinève : chanvre. Lorsque le chanvre est coupé, on le met naisâ, rouir. On le place en matte sur le bord de l'eau et on le fait sécher à l'epandao. On le réunit en fagots ou boessies pour le faire bluyâ, tiller. La filasse est réunie en coumba ou ballot, pour être écrasée sous la meule. On en fait ensuite des tresses ou battaos. Dix ou quinze battaos forment une messie. Lorsque le chanvre est peigné, on le sépare en oeuvre ou plan qui se file pour le linge et en pignoeures, bourres ou étoupes. L.P GRAS Chiôrot, chûrot : chevreau. On nomme les chevreaux lous meynas de Pâques à cause de la ressemblance de leur bêlement avec les vagissements des enfants et parce que les chèvres mettent bas aux environs de Pâques. L.P GRAS Chirat, chiratei, chirei : tas de pierres. On appelle chirats les amoncellements de pierres que l'on voit sur les pentes du Mont Pilat et qui proviennent de l'éboulement des pics supérieurs renversés par quelque commotion inconnue. Le pic des Trois-Dents, déchaussé par les neiges, crevassé et presque émietté sous l'action de l'atmosphère, est destiné à former des chirats dans un temps plus ou moins éloigné. Le proverbe les pirres s'en vant toujours au chiré correspond au proverbe français : l'eau va toujours à la rivière. L.P GRAS Chorire : poutre. Dans la charpente des toits qui forme un triangle, la chorire est la grosse poutre qui est la base du triangle, les tinaillons sont les deux autres côtés. On appelle puncillon la petite pièce de bois qui partage le triangle en deux parties égales. L.P GRAS Culard : lutin. Il a la forme et la grosseur d'un boisseau et porte une lanterne sur le dos. Pendant la nuit, il s'en va sautillant le long des chemins et entraîne les passants dans les fossés, puis les abandonne en ricanant. L.P GRAS Darbon, drabon : taupe. Suivant une tradition forézienne, les fées s'étant révoltées contre Dieu, furent changées en darbons et condamnées à ne jamais voir le jour. Les pattes de la taupe ressemblent à de petites mains, ce qui prouve bien la vérité de cette métamorphose. L.P GRAS Darnea-pendard : pie-grièche. Au dire des paysans, la pie-grièche est chargée d'exercer la justice parmi les petits animaux. On trouve souvent fixés aux épines des buissons, des insectes, des lézards exécutés par elle en punition de leurs méfaits De là vient son nom de pendard. L.P GRAS Dilün : lundi. Les paysans ont conservé aux noms de la semaine l'ordre des mots latins : dilün, dies lunae; dimars : dies martis; dimècre : dies mercuris; dijô : dies jovis; divendre : dies veneris; disande : dies sabbati; la diomanchi, la dimège, etc. On dit aussi de façon absolue : lun, mars, mècre, etc surtout lorsque le nom est précédé de l'article, le mècre, le jô, le vendre, le sande, etc L.P GRAS Ecoussou : fléau à battre le blé. L'ecoussou se compose d'un manche ou essiot, du fléau proprement dit, le varjat, de deux morceaux de coliou ou cuir troué, adaptés à l'essiot et à la varjat et réunis par la meiana ou corde en peau d'anguille. L.P GRAS Filliâtre : gendre. A Chalmazel, à Cousan, le filliâtre devait une brebis au seigneur le lendemain de son mariage. L.P GRAS Fourma : fourme. Les fourmes sont rondes ; leur hauteur est de 25 à 30 cm, leur diamètre de 8 à 10. Cinq fourmes liées ensemble avec de la paille forment un lien de fourmes. On les vend dans les marchés de la Loire et des départements voisins. Celles qui sont blanches et creuses, ce qui provient d'une mauvaise pâte, se nomment putes, tout simplement et sans malice. L.P GRAS Fournaè : cheminée. La grosse poutre de la cheminée porte le nom de trat dau fournaè ou trafournaè. On donne au fils aîné d'une famille le titre d'héreti dau trafournaè, héritier du foyer ; on lui accorde du reste tous les avantages sur les héritages et successions. C'est pour l'aider à soutenir la maison. Dans les anciennes fermes, les cheminées sont immenses et, suivant le dicton, une charrette de foin passerait dans la gaine. Autrefois, le foyer n'était pas adossé au mur, et l'on pouvait faire cercle tout autour. Les poutres transversales auxquelles on suspend les jambons et les ételles se nomment jugoeres, chamberoux, etc... L.P GRAS Gaga : surnom des habitants de St Etienne. Des étymologistes trop savants ont trouvé l'origine de ce mot dans gagate, terme qui, en grec, signifie pierre noire, jais. Nous pensons que ce sobriquet a été donné aux Stéphanois à cause de la sonorité et de la volubilité de leur patois qui contraste étrangement avec le parler lent et mesuré des habitants de la plaine. L.P GRAS Ganipa : mauvais sujet. Le vocabulaire des injures patoises est d'une variété extraordinaire. Ce mot étant un des plus répandus, nous profitons de l'occasion pour renvoyer le lecteur désireux de tenir tête à une revendeire gagasse, aux mots : sampa, suarpi, liarpa, dépoilli, gaffe, peilli, faraman, gaupa, garauda, louéri, franla, vourpa, rippa et autres. L.P GRAS Jaune : ce nom est pour les bouchers de St Etienne la plus sanglante insulte. On sait que les juifs, nommés aussi jaunes dans le Midi à cause des habits de cette couleur que la loi les obligeait à porter, tuent eux-mêmes les animaux dont ils se nourrissent. Peut-être est-ce là l'origine de ce surnom ! L.P GRAS Loge : châlet des montagnes de Pierre-sur-Haute. La loge renferme, au rez-de-chaussée, le cuvage ou cellier et au-dessus, une petite chambre. On va y boire en société le dimanche et quand vient le soir, il n'est pas rare de voir, dans certaines localités, les femmes aller aux loges en procession, chercher leurs ivrognes de maris. L.P GRAS Menuses : menues parties du cochon. Lorsqu'un chef de famille tue un porc, il invite les jeunes gens qui font la cour à ses filles, à venir manger les menuses et boire sur le doux. L.P GRAS Picaronio : jeu très ancien connu dès le 14°siècle sous le nom de piqueromier. Voici en quoi consiste ce jeu. Les enfants se placent en cercle : l'un d'eux, armé d'un piquet de bois, tourne tout autour en chantant : j'ai perdu la couévette. Et il laisse tomber le morceau de bois derrière l'un des joueurs. Celui-ci poursuit le premier en le piquant dans le dos, jusqu'à ce qu'il ait pris sa place dans le cercle, et recommence à son tour le même manège. Si celui derrière lequel est le morceau de bois ne s'en aperçoit pas, l'autre au tour suivant, le ramasse et en pique le joueur distrait en le poursuivant jusqu'à ce qu'il ait retrouvé sa place. L.P GRAS Quinet : jeu qui se fait avec un morceau de bois taillé en pointe aux deux extrémités. En frappant sur une des pointes avec un autre morceau de bois, on lance le quinet en l'air et on le rejette comme avec une raquette. L.P GRAS Repouêtre : repas des paysans. Les habitants de nos campagnes suivaient la vieille maxime : lever à cinq, disner à neuf, soupper à cinq, coucher à neuf, fait vivre l'homme neuf fois neuf L.P GRAS Sâva : dégager la sève. Les enfants qui font des sifflets frappent avec le manche de leur couteau sur l'écorce pour la séparer du bois et chantent en mesure ce refrain : sava, sava, quio de Madama ! savassieu, quio de Monsieu ! L.P GRAS Trueil : pressoir. Le trueil se compose : 1° de la bachâsse ou table à rebords sur laquelle on met le gène ou marc de raisin ; 2° de la chana ou conche, goulot par où coule le vin ; 3° de la trappe qui pèse sur le marc ; 4° des caillons que l'on place sur la trappe ; 5° de l'âne, pièce de bois au bout de la vis de pression ; 6° de l'étampon ou barre qui sert à faire descendre la vis.

 Par: Magna regente REINE DE HELLHEIM Inscrit le: 14 Mar 2005 Messages: 2143 Appartenence:: Guilde du Roan*
Par falkor - Publié dans : foretelfique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 4 mai 2006
                                             OYEZ OYEZ !!!!!!
 LA FORET REPOUSSE!!!

restructuation & reorganisation de notre forum!

NOUVEAU FORUM ENTIEREMENT

REVU & CORRIGE

http://foretelfique.forumactif.com/index.forum

VENEZ NOMBREUX

Par falkor - Publié dans : foretelfique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 mai 2006
Neuropuce : des neurones implantés dans une puce de silicium




L’écart entre l’homme et la machine vient encore de se réduire. En effet, des chercheurs européens sont parvenus à développer une « neuropuce », où coexistent transistors, condensateurs, et neurones de mammifères.


Neurone de rat implanté dans un réseau linéaire de transistors
(Crédits : Max Planck Institute for Biochemistry; NACHIP; P.Fromherz )

Une neuropuce européenne

La conception de neuropuces, symbioses entre l’électronique et le vivant, pourrait permettre à terme de créer des prothèses neuronales traitant les troubles neurologiques, et de développer des ordinateurs « organiques » manipulant des données à l’aide de réseaux neuronaux.

Si ce concept de neuropuce semble tout droit sorti des romans de science-fiction, il n’en devient pas moins réel. En effet, une équipe de chercheurs européens, dont fait partie Stefano Vassanelli (Université de Padua, en Italie), est parvenue à concevoir une puce d’un millimètre carré, faisant interagir des composants électroniques et neuronaux. Pour ce faire, ils ont intégré plus de 16 000 transistors, ainsi que des centaines de condensateurs, dans une puce de silicium. Ensuite, ils y ont implanté des neurones de mammifères (par exemple de rat), qu’ils ont fixés à l’aide de protéines spécifiques dénichées dans le cerveau.

De l'importance des protéines

Le rôle des protéines dépasse largement celui de liant : elles permettent aux composants électroniques et organiques de la neuropuce de communiquer : « Elles sont le lien entre le réseau ionique des neurones et les semi-conducteurs, et permettent au signal électrique neuronal de circuler dans la puce », souligne Stefano Vassanelli.

Dans cette neuropuce, comment interagissent l’électronique et le vivant ? Les signaux électriques des neurones sont enregistrés via les transistors, tandis que les condensateurs stimulent les neurones.





Réseau de neurones d'escargots implantés dans une puce de silicium
(Crédits : Max Planck Institute for Biochemistry; NACHIP; P.Fromherz)

De vastes perspectives

Le champ d’application des neuropuces est si large qu’on ne parle pas de perspective, mais d’horizon. A court terme, elles devraient permettre aux industries pharmaceutiques de tester l’effet des drogues sur les neurones et, par extension, sur le cerveau. Sur le long terme, elles pourraient intervenir avantageusement dans le traitement des maladies neurologiques, ou servir à la confection d’ordinateurs organiques.

Les chercheurs rencontrent encore des difficultés, car les neurones implantés dans les puces sont trop rapidement endommagés. Cependant, cette découverte témoigne d’une grande avancée dans les interactions homme-machine.

Il apparaît donc que, dans un avenir plus ou moins lointain, l’électronique pourra pallier aux problèmes neurologiques humains. L’électronique, bientôt le meilleur ami de l’homme ?

source: jdu, futurascience.

hier l'homme coucou! demain la machine uuuuuu

Par falkor - Publié dans : L'ACTU
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 mai 2006

Le secret des propriétés exceptionnelles du fil d'araignée







Les propriétés exceptionnelles du fil d'araignée en font une sorte de pain béni pour la recherche sur les polymères. Cependant, ses étonnantes capacités de torsion demeurent méconnues. Comment expliquer le fait qu'une araignée suspendue à un fil reste parfaitement immobile, au lieu de tourner sur elle-même comme un alpiniste au bout d'une corde ? Des chercheurs du laboratoire de physique des lasers (CNRS – Université de Rennes) détaillent les exceptionnelles propriétés de ce matériau qui n'a pas fini de nous surprendre.

Arrimez un objet au bout d'un fil vertical. Imprimez-lui une légère torsion et lâchez-le. Vous constaterez qu'il tourne sur lui-même, plus ou moins longtemps et avec une plus ou moins grande amplitude selon la nature du fil. Observez maintenant une araignée suspendue. Elle est stable, fixe, tisse son fil selon une parfaite ligne droite, et retrouve son équilibre quelles que soient les perturbations ambiantes.

A l'aide d'un pendule de torsion auquel est fixé un fil relié à une masse de poids équivalent à celui d'une araignée, des chercheurs du laboratoire de physique des lasers ont comparé les réponses dynamiques de différents types de fils à une rotation de 90°. Les résultats sont édifiants : un filament de Kevlar™ (donc synthétique) se comporte de manière élastique, avec des oscillations atténuées. Un fil de cuivre présente de faibles oscillations mais revient difficilement à sa forme initiale, et au prix d'un accroissement de sa fragilité. Le fil de l'araignée, lui, possède un haut coefficient d'absorption des oscillations, indépendant de la résistance de l'air, et garde ses propriétés de torsion au fur et à mesure des répétitions. Encore plus surprenant : il revient complètement à sa position originelle. Certains alliages, tels le Nitinol, possèdent des propriétés similaires, mais il faut que ce dernier soit chauffé à 90°C pour retrouver sa forme.

On connaissait depuis de nombreuses années les caractéristiques étonnantes du fil d'araignée : sa ductilité, sa force et sa dureté dépassent en effet celles des fibres synthétiques les plus élaborées. Il semblerait maintenant que la sélection naturelle, face aux torsions et aux oscillations répétées qu'il subit, ait permis son évolution en un matériau dit "à auto-mémoire de forme", c'est-à-dire ne nécessitant aucun stimulus extérieur pour retrouver sa configuration initiale. Cette dynamique complexe a été récemment décrite par un modèle "emboîté" que les auteurs proposent pour décrire la relaxation des différentes protéines du fil d'araignée.


Source : CNRS, le 02/04/2006 à 16h04


la ptite bebette qui monte qui monte qui monte!!! gaugaulois
Les propriétés exceptionnelles du fil d'araignée en font une sorte de pain béni pour la recherche sur les polymères. Cependant, ses étonnantes capacités de torsion demeurent méconnues. Comment expliquer le fait qu'une araignée suspendue à un fil reste parfaitement immobile, au lieu de tourner sur elle-même comme un alpiniste au bout d'une corde ? Des chercheurs du laboratoire de physique des lasers (CNRS – Université de Rennes) détaillent les exceptionnelles propriétés de ce matériau qui n'a pas fini de nous surprendre. Arrimez un objet au bout d'un fil vertical. Imprimez-lui une légère torsion et lâchez-le. Vous constaterez qu'il tourne sur lui-même, plus ou moins longtemps et avec une plus ou moins grande amplitude selon la nature du fil. Observez maintenant une araignée suspendue. Elle est stable, fixe, tisse son fil selon une parfaite ligne droite, et retrouve son équilibre quelles que soient les perturbations ambiantes. A l'aide d'un pendule de torsion auquel est fixé un fil relié à une masse de poids équivalent à celui d'une araignée, des chercheurs du laboratoire de physique des lasers ont comparé les réponses dynamiques de différents types de fils à une rotation de 90°. Les résultats sont édifiants : un filament de Kevlar™ (donc synthétique) se comporte de manière élastique, avec des oscillations atténuées. Un fil de cuivre présente de faibles oscillations mais revient difficilement à sa forme initiale, et au prix d'un accroissement de sa fragilité. Le fil de l'araignée, lui, possède un haut coefficient d'absorption des oscillations, indépendant de la résistance de l'air, et garde ses propriétés de torsion au fur et à mesure des répétitions. Encore plus surprenant : il revient complètement à sa position originelle. Certains alliages, tels le Nitinol, possèdent des propriétés similaires, mais il faut que ce dernier soit chauffé à 90°C pour retrouver sa forme.On connaissait depuis de nombreuses années les caractéristiques étonnantes du fil d'araignée : sa ductilité, sa force et sa dureté dépassent en effet celles des fibres synthétiques les plus élaborées. Il semblerait maintenant que la sélection naturelle, face aux torsions et aux oscillations répétées qu'il subit, ait permis son évolution en un matériau dit "à auto-mémoire de forme", c'est-à-dire ne nécessitant aucun stimulus extérieur pour retrouver sa configuration initiale. Cette dynamique complexe a été récemment décrite par un modèle "emboîté" que les auteurs proposent pour décrire la relaxation des différentes protéines du fil d'araignée.

Source : CNRS, le 02/04/2006 à 16h04
la ptite bebette qui monte qui monte qui monte!!!
Par falkor - Publié dans : L'ACTU
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 mai 2006
 
Un projet pour établir une colonie sur la lune







Si l'établissement d'une colonie sur la lune peut sembler relever de la
science-fiction aux yeux du plus grand nombre, il n'en est rien pour Niklas Järvstråt, spécialiste en sciences des matériaux, qui collabore dans ce but précis avec une soixantaine de partenaires du monde entier.

Ambitieux ? "Le projet est logique, défendable et tout à fait à notre portée, tant matériellement que financièrement parlant", déclare N. Järvstråt. "Pourquoi traiter un projet spatial comme un broyeur à déchets, alors qu'il est possible de construire une base apte à prospérer, à s'étendre et à permettre l'essor d'une présence humaine bienveillante dans l'espace?", s'interroge-t-il.

Si le concept de colonie lunaire peut sembler étrange à bien des lecteurs, il faut noter que le scientifique suédois, basé à l'université ouest de Trollhätten, ne travaille pas en solitaire - mais aux côtés d'une soixantaine de partenaires internationaux engagés dans le projet. Et N. Järvstråt n'est pas non plus la seule personne à aborder publiquement le sujet de la vie sur la lune. Le président américain George Bush a annoncé en janvier 2004 un nouveau programme spatial prévoyant notamment d'utiliser la lune comme base en vue d'explorer d'autres planètes.

Interrogé sur l'éventualité d'une utilisation de ses idées dans une course contre les Américains, N. Järvstråt a concédé qu'il "serait nécessaire de coopérer" avec les États-Unis compte tenu de la taille de la Suède. "La Suède est un trop petit pays pour posséder sa propre colonie", a-t-il déclaré. Une "petitesse" qui n'a pas empêché la Suède de contribuer largement au progrès spatial : SMART-1, seule sonde actuellement en orbite autour de la lune, a été construite par un contractant suédois pour l'Agence spatiale européenne (ESA).

Environ les deux tiers des partenaires impliqués dans le projet sont européens, la plupart des autres venant des États-Unis et du Canada. Le consortium compte également un partenaire japonais.

N. Järvstråt a pris contact avec la NASA, où ses idées ont suscité des réactions positives, déclare-t-il. En 2000, son projet a reçu une subvention indirecte de la NASA - le financement ne pouvant être octroyé à l'étranger, il a été attribué à un partenaire américain avec lequel N. Järvstråt a collaboré.

C'est la question de l'autosuffisance de la colonie qui exige le plus de recherches. L'oxygène ne constituerait pas un problème, et on trouve de l'hydrogène aux pôles lunaires, si bien qu'on pourrait facilement disposer d'eau. Le principal problème, selon N. Järvstråt, est le manque d'azote. Sans azote, il serait très difficile de cultiver des plantes sur le sol lunaire, ainsi que l'envisage N. Järvstråt. Sa solution consisterait à extraire l'azote des météorites.

Diverses études ont montré que le sol lunaire était une accumulation de débris de météorites, et peut-être de comètes, qui se sont écrasés sur la lune durant plus de 4,4 milliards d'années. À quoi il faut ajouter la fine poussière et les gaz provenant de l'espace interstellaire et notamment des vents solaires. Des études suggèrent que l'azote en dépôt dans la zone lunaire est bien dû à l'impact de météorites, dans la mesure où l'on en a trouvé à certains endroits et pas à d'autres.

N. Järvstråt serait favorable à une colonie initiale forte de 500 personnes avant acquisition d'une autosuffisance complète qui lui permettrait alors de croître. Ce chiffre total est similaire à celui avancé par la NASA, à ceci près que les États-Unis envisageraient que de petits groupes de gens se relaient pour vivre dans la colonie jusqu'à l'acquisition de l'autosuffisance. La colonie serait située sous terre.

En termes de calendrier, le projet américain prévoit d'entamer la construction de la colonie en 2018, date jugée réaliste par N. Järvstråt. S'il veut apporter sa contribution, le consortium de N. Järvstråt devra cependant d'abord réunir des fonds. Des discussions avec différentes sources de financement sont en cours, mais rien n'est acquis. L'équipe réunie autour du projet soumet depuis six ou sept ans des propositions à la Commission européenne dans le cadre de ses programmes-cadres de recherche - en vain jusqu'à présent. N. Järvstråt se déclare toutefois confiant sur les possibilités de trouver un financement, et précise que ses projets sont de mieux en mieux notés par les évaluateurs de l'UE.

À partir du moment où elle pourrait se subvenir à elle-même, N. Järvstråt prévoit que la colonie maintiendrait des liens étroits avec la Terre, notamment en termes commerciaux. La colonie lunaire contribuerait au développement d'activités de recherche et scientifiques, dans le domaine de la fourniture d'énergie alternative et de matériaux structurels destinés aux engins spatiaux et aux satellites par exemple.

N. Järvstråt a également des ambitions élevées s'agissant de l'apport potentiel de la colonie à l'humanité. "À une époque de pénuries de combustibles fossiles, de menaces de réchauffement planétaire, de chocs des cultures et d'explosion démographique, ce concept pourrait bien être l'élément qui sonnerait la fin de la surexploitation par les hommes de leur planète nourricière, en rassemblant gouvernements et nations, scientifiques et profanes dans une coopération et une intelligence mutuelles", peut-on lire dans un communiqué de presse relatif à cette initiative.

S'entretenant avec CORDIS Nouvelles, N. Järvstråt a également fourni d'autres raisons de se rendre sur la lune et d'y établir une colonie. Il estime que l'humanité devrait s'étendre dans l'espace, et qu'une colonie lunaire fournirait une excellente solution pour gérer les ressources limitées de la Terre. Il insiste également sur la valeur divertissante de la vie sur la lune. La gravité y étant six fois moins élevée que sur terre, on pourrait, selon N. Järvstråt, imaginer nombre de sports nouveaux et captivants. Il fait également valoir que le vol pourrait devenir une vraie réalité pour les Sélénites. Lorsqu'on lui demande s'il envisage dès lors une colonie d'individus très actifs et amateurs de sports, N. Järvstråt souligne que les personnes âgées et frappées de handicaps pourraient elles aussi trouver plus simple de se déplacer sur la lune en raison de la très faible pesanteur.

Reste à savoir si N. Järvstråt et ses collègues pourraient trouver suffisamment de volontaires pour monter une colonie à 384.400 km de la Terre. Lorsqu'on fait remarquer au chercheur que l'environnement lunaire n'aurait rien de bien stimulant pour ses habitants, il déclare que la colonie souterraine aurait ses propres zones agricoles, qui pourraient également servir de parcs.

Si le financement nécessaire est réuni, l'étude de faisabilité démarrera en 2006. Elle sera suivie par un démonstrateur-système qui marchera sur Terre de 2009 à 2012. L'étape suivante consistera à mettre en place un validateur terrestre sur la lune, qui tournera de 2013 à 2019, après quoi la phase de construction et d'immigration prendrait place de 2018 à 2024. La colonie lunaire autosuffisante serait sur pied et fonctionnerait à partir de 2025

source: lastworldexil

Par falkor - Publié dans : L'ACTU
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus