Le Vatican réfléchit sur l'usage du préservatif comme moyen de prévention contre le sida
Selon le cardinal Javier Lozano Barragan, le Vatican prépare un document sur l'utilisation du préservatif. L'Eglise pourrait infléchir son interdiction du préservatif comme moyen de prévention contre le sida.
"Benoît XVI nous a demandé une étude sur le problème spécifique de l'utilisation du préservatif par les personnes contaminées par le sida et par celles atteintes d'une maladie infectieuse" a déclaré hier le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la santé.
Vendredi un autre cardinal, l'Italien Carlo Maria Martini, avait défendu dans l'hebdomadaire L'Espresso la théorie du "moindre mal" face aux problèmes du sida, de l'avortement ou de l'implantation des embryons congelés. Le cardinal avait notamment estimé que "l'utilisation du préservatif peut constituer dans certaines situations un moindre mal" notamment dans le cas de couples légitimes dont l'un des époux a été contaminé par le virus VIH.
L'Eglise pourrait donc être conduite à infléchir sa position sur le préservatif comme moyen de prévention contre le sida. Mais elle en admettrait l'usage que dans des circonstances bien particulières et très limitées.
sources: fenetresurl'europe
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Nouvelle découverte sur Saturne
La sonde spatiale Cassini a découvert ce qui ressemble à des geysers d'eau sur l'une des lunes glacées de Saturne. Une telle découverte laisse à penser que cette lune pourrait abriter des formes de vie primitives.
Les images prises de la lune "Enceladus" représente certaines traces indiquant la possible présence d'eau sous forme liquide ailleurs que sur la Terre. Certains experts pensent qu'Enceladus devrait être ajoutée à la courte liste des régions appartenant au système solaire où la vie peut être présente sous forme primitive. La sonde Cassini a retransmis dernièrement des images haute résolution montrant des geysers de particules glaciaires et de vapeur d'eau provenant de la surface du pôle Sud de cette lune glacée de Saturne. Ces images ne montrent pas d'eau sous sa forme liquide, mais les scientifiques pensent que la glace et la vapeur proviennent de poches d'eau souterraines situées à faible profondeur. Xue Jingmeng,CCTV
Rédacteur: Baiyun Origine:CCTV.com 
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L'Evangile selon Judas" refait surface après des siècles de mystère
Que va nous révéler l'Evangile selon Juda?
Près de 2.000 ans après avoir semé la discorde entre les premiers chrétiens, "l'Evangile selon Judas", du nom de l'apôtre qui a trahi Jésus, a refait surface en Suisse où il est en cours de traduction.
Le manuscrit en papyrus de 62 feuillets écrits en copte dialectal, l'antique langue des chrétiens d'Egypte, devrait paraître en allemand, anglais et français dans environ un an, a indiqué mardi la Fondation Maecenas pour l'art ancien.
"Nous venons de recevoir les résultats des tests de datation au carbone 14 : le texte est encore plus vieux que nous ne le pensions et remonte à une fourchette comprise entre le début du IIIème siècle et le début du IVème siècle", a expliqué à l'AFP le directeur de la Fondation bâloise, Mario Jean Roberty.
L'authenticité de cet évangile
L'existence de "l'Evangile selon Judas", dont l'original était vraisemblablement en grec, était attestée par le premier évêque de Lyon, Saint Irénée, qui vers le milieu du IIème siècle l'avait dénoncé dans un texte contre les hérésies.
"C'est la seule source claire qui permet de savoir qu'un tel évangile a existé", selon M. Roberty, qui n'a pas voulu se prononcer sur le contenu du texte avant sa publication. "Nous ne voulons pas encore révéler le côté exceptionnel de ce que nous avons entre les mains".
Selon la tradition, Judas a livré Jésus aux Romains qui le mettent à mort sur la croix. Pris de remords, il se serait pendu. "Il ne s'est en tout cas pas pendu dans son évangile", ironise le spécialiste.
Le mystère reste entier sur le ou les véritables auteurs de l'oeuvre.
"Personne ne peut affirmer que Judas en personne l'a écrit", note M. Roberty, ajoutant que les autres évangiles ne sortent probablement pas non plus de la plume de leurs "auteurs" supposés.
Au Concile de Nicée (Turquie) réuni en 325 à l'initiative du premier empereur romain chrétien, Constantin, l'Eglise naissante a limité à quatre les évangiles transmettant l'enseignement du Christ. Seuls les textes attribués à Marc et aux apôtres Jean, Luc et Matthieu ont été retenus.
Mais une trentaine d'autres textes, dont certains sont connus, ont été écartés "car ils étaient difficilement réconciliables avec ce que Constantin voulait avoir comme doctrine politique", observe M. Roberty.
Par contraste, le texte de Judas "remet en cause certains principes politiques de la doctrine chrétienne", ajoute M. Roberty, un avocat passionné d'histoire de l'art.
Une réhabilitation de Juda
Il permet aussi une certaine réhabilitation de Judas, qui a pendant des siècles cristalisé sur son nom l'accusation de "déicide" proférée par l'Eglise à l'encontre du peuple juif.
"J'y vois un élément très positif car la figure de Judas est une des justifications du christianisme dans sa vision antisémite", affirme M. Roberty.
L'origine du manuscrit est mystérieuse. Après sa découverte en moyenne Egypte dans les années 1950 ou 1960, il aurait fait un bref passage en Suisse avant de dormir dans un coffre-fort aux Etats-Unis pendant 20 ans. Ce n'est qu'à la fin des années 1990 que son contenu a été établi et le manuscrit racheté par Maecenas en 2001.
Après avoir restauré le document, le travail d'analyse et de traduction a été confié à une équipe de coptologues dirigée par le professeur Rudolf Kasser, un retraité de l'Université de Genève.
La fondation Maecenas, qui s'efforce de protéger les découvertes archéologiques dans des pays pauvres, a prévu d'organiser des expositions et un film documentaire autour de la publication de l'ouvrage. Le lancement du texte intégral, à Pâques 2006, sera accompagné par des ouvrages grand public racontant l'aventure de la découverte de l'oeuvre.
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Le 15 février dernier, la NASA a annoncé que Spirit venait de découvrir une roche montrant des indices de présence d’eau. D’après le professeur Squyres (Université de Cornell, Ithaca, N.Y.) l’investigateur principal des Rovers : « C’est la découverte la plus importante que Spirit ait faite à ce jour. »
Cette roche à l’affleurement, baptisée « Paix » se situe dans les collines de Columbia. Il se pourrait donc que l’analyse de Spirit nous renseigne sur la composition de l’ensemble de Columbia. Riche en sulfates de magnésium, cette roche relativement enfouie nous indique que les teneurs en sulfates sont également élevées en profondeur. D’après le Dr. R. Gellert de l’Institut Max-Planck « habituellement quand nous avons des niveaux élevés du soufre dans les roches de Gusev, il s’agissait de roche en surface. Dans le cas de « Paix », la roche est enfouie profondément et les teneurs en soufre restent élevées. L'enrichissement en soufre en surface est corrélé avec la quantité de magnésium, les deux composés donnant du sulfate de magnésium."
Spirit a détecté des quantités significatives d’olivine, de pyroxène et de magnétite dans la roche. Les grains sont pris dans une matrice liant l’ensemble. A l’aide de son outil d’abrasion, le géologue électronique a creusé dans environ 1 cm pendant 2 heures. En fait, il s’agit d’une roche volcanique broyée en petits grains et qui se serait déposée et cimentée dans un milieux riche en sulfate de magnésium. Mais alors d’où vient ce sel ?
Plusieurs hypothèses sont avancées aujourd’hui par Squyres. La première fait appel à l’eau liquide riche en sulfate de magnésium dissous. Cette eau aurait alors infiltré les roches. Lors de l’évaporation, seul le sel serait resté dans la roche. La seconde hypothèse évoque des pluies acides riches en soufre qui auraient alors réagi avec des minéraux riches en magnésium. L’idée des pluies acides est assez commode puisqu’elle permet également d’expliquer l’absence (à ce jour) de carbonates sur Mars. Dans les deux cas, l’eau est nécessaire à la formation de la roche. Une étude plus poussée d’autres roches dans les environs devrait permettre de mieux contraindre les modèles.
Si ces observations sont confirmées dans les semaines à venir, alors Spirit aura réussi sa mission première à savoir prouver que Gusev a rencontré l’eau liquide en abondance il y a 3.5 milliards d’années.
Nous vous invitons à découvrir le dossier ci-dessous spécial mars, qui retrace sous forme de bilan 1 an d'exploration.
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tourmenté est celui qui sait, car il sait qu'il ne sait pas tout et qu'il ne saura jamais rien.
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Pour la première fois, des chercheurs ont déclenché dans le ciel d'Alaska un phénomène
visible à l'oeil nu avec des ondes radio
L'armée américaine crée une aurore boréale
Deux scientifiques américains ont réussi à provoquer les premières aurores boréales
artificielles visibles à l'oeil nu, grâce à l'utilisation d'un puissant système militaire dédié à
l'étude de l'ionosphère, la plus haute couche de l'atmosphère. L'instrument Haarp qui a servi à
cette expérience fait l'objet de nombreuses polémiques car certains l'accusent d'être capable
de modifier le climat à des fins militaires, voire d'interrompre toute forme de communication
radio sur la planète.
Cyrille Vanlerberghe
[03 février 2005]
L'installation militaire Haarp en Alaska a réussi une étonnante
première : créer artificiellement des taches lumineuses au sein d'une
puissante aurore boréale déjà en activité. «A ma connaissance, c'est
la première fois que des émissions radio produisent une activité
lumineuse assez puissante pour être visible à l'oeil nu, explique par
courriel Todd Pedersen, scientifique de l'Air Force Research
Laboratory d'Hanscom dans le Massachusetts et signataire de la
découverte (1). Il y a déjà eu dans le passé des émissions
lumineuses artificielles du même type créées par des dispersions de
produits chimiques (baryum, triméthyle d'aluminium) ou des
faisceaux d'électrons, mais jamais par des ondes radio.»
Le chauffage des hautes couches de l'atmosphère se pratique depuis
les années 1960 pour étudier directement le comportement des
électrons dans ce milieu si particulier. «Cette technique d'activation
permet de travailler avec un laboratoire de plasma à très grande
échelle», complète Wlodek Kofman, directeur du laboratoire de
L'installation Haarp, près de la
planétologie de Grenoble. On sait depuis longtemps que les électrons
ville de Gakona en Alaska,
accélérés par le champ magnétique terrestre provoquent des aurores
constitue un champ d'antennes
boréales en rentrant dans l'atmosphère dans les régions polaires. Ces
radio. Cet instrument permet
électrons rapides percutent de temps en temps des atomes présents
l'étude de l'ionosphère, la plus
dans l'atmosphère, les excitent en leur enlevant un ou plusieurs
haute couche de l'atmosphère, et
électrons au passage. En se «calmant» et en retournant vers leur
devrait aider les scientifiques à
état d'équilibre, les atomes émettent des rayonnements lumineux
élucider les modes de création des
verts ou plus rarement rouges, si caractéristiques des aurores
aurores boréales. (DR.)
polaires. Le principe de base de ce mécanisme est bien connu, mais
le milieu des plasmas, ces gaz d'atomes excités et d'électrons libres,
est très complexe et d'autres phénomènes secondaires échappent encore à la compréhension des
chercheurs.
Comme souvent en science, la découverte des deux scientifiques américains fut inattendue. D'habitude,
les chercheurs n'essaient même pas de faire fonctionner l'instrument lorsque des aurores boréales
illuminent le ciel, car l'activité naturelle est souvent bien plus forte que les perturbations artificielles
provoquées par Haarp. Mais au lieu de rester les bras croisés en attendant que l'aurore s'en aille lors
d'une nuit de mars 2004, les deux scientifiques ont tout de même mis l'instrument en route, en visant
une région de l'ionosphère plus basse, vers 100 km d'altitude, que celle généralement excitée. Et à leur
grande surprise, leurs télescopes optiques ont clairement montré qu'un point vert brillant apparaissait et
disparaissait rapidement, suivant le rythme de fonctionnement des émetteurs radio. «Nous étions si
excités par cette découverte que nous sommes restés à l'intérieur, face à nos écrans de contrôle et nous
n'avons même pas pensé à aller voir dehors ce qui se passait, raconte Todd Pedersen. Mais nos
enregistrements montrent clairement que le phénomène était visible à l'oeil nu.» Les chercheurs ont
maintenant compris que leurs pulsations radio ont en fait amplifié l'aurore boréale naturelle. La
reproduction et l'étude précise de ce phénomène particulier devraient aider les scientifiques à mieux
comprendre les modes de création des aurores boréales.
(1) Nature, 3 février 2005.
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